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Politique : La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf

par humaniste 2 Octobre 2011, 00:08 Actualité (Elections présidentielles de 2012)

1551523 3 5fa9 nicolas-sarkozy-a-bruxelles-le-21-juillet-20Cette fable de Lafontaine peut s'appliquer à Nicolas Sarkozy. Il a voulu jouer dans la cour des grands très vite, trop vite. A 52 ans, il s'est fait élire Président de la République après une campagne sans faute. Il faut bien le reconnaître. Encore que. Face à la machine UMP, la "pauvre" Ségolène Royal ne pouvait pas faire le poids. Mais, depuis son élection et ses nombreuses erreurs, il est une évidence que l'ont voit tous les jours. Il ne fait plus le poids lui non plus.

 

Sa première erreur est d'avoir voulu tuer le père en la personne de Jacques Chirac. Alors que pendant longtemps, il a été le "fils" naturel de l'ancien Chef de l'Etat. Il a voulu très vite s'imposer en rival de Jacques Chirac. Cela commence en 1995 quant il a soutenu Edouard Balladur à la Présidence de la République. Erreur fatale. Jacques Chirac lui en veut toujours et ne verrais pas d'un mauvais oeil sa chute. Jacques Chirac à toujours ses fidèles. Pour être un tueur en politique (Dieu sait que Jacques Chirac a été un tueur hors paire), il faut avoir du charisme et un parti derrière lui. Le RPR a toujoirs été acquis à Jacques Chirac alors que l'UMP n'est pas acquis dans sa totalité à Nicolas Sarkozy. Et Nicolas Sarkozy, n'a aucun charisme.

 

Sa seconde erreur a été les Hauts de Seine et Neuilly sur Seine. Pendant plus de 30 ans, de 1967 à 2007, le 92, le Département le plus riche de France, a été sous la coupe de Charles Pasqua, qui pouvait faire et défaire une carrièrre politique. Il était le patron et personne n'osait se mettre sur sa route. D'ailleurs aucun n'a osé. Sauf un. Nicolas Sarkozy. Il a profité que Charles Pasqua soit à l'hopital en 1983 pour lui ravir la maire de Neuilly sur Seine en presentant sa propre liste. Il a fait un véritable hold up sur cette mairie qui était promise à Charles Pasqua après le décès d'Achille Perreti, son ancien maire. Dès lors, croyant avoit fait un coup, Nicolas Sarkozy a voulu s'imposer en patron de ce département. Mais, il ne l'a jamais été. Charles Pasqua continuait à l'être (Il é été Président du Département de 1988 à 2004) et il a l'a laisse s'amsuer avec Neuilly Sur Seine comme on laisse à un enfant un joujou. Or, depuis le départ de l'ancien Ministre de l'Interieur, Nicolas Sarkozy qui se croyait être calife à la place du calife, voit "ses " candidats se faire sortir : David Martinon à Neuilly sur Seine en 2008, Isabelle Balkany aux Cantionnales et Sénatoriales de 2011. Il ne dirige rien. Ni les Hauts de Seine, ni Neuilly sur Seine (Il a du vraiment avoir un coup au moral de voir sa mairie être dirigé par un divers droite et non par son "candidat") On ne s'improvise pas tueur et surtout sa plus grave erreur est d'avoir voulu détrôner "le boss". Erreur fatale. Il fallait avoir Charles Pasqua dans sa poche plutôt qu'en dehors. Ne pas oublier que l'ancien sénateur a beaucoup de fiches sur beaucoup de monde et surttout beaucoup de relations qui n'aiment pas spécialement Nicolas Sarkozy.

 

Sa trosième erreur est l'UMP. Si il a été fondé par Jacques Chirac en 2002 dans des circonstances particulières (Jean-Marie était au second tour des Présidentilles de 2002), ce parti est devenu au fil des ans, une machine de guerre pour Nicolas Sarkozy avec ses afféodés (Xavier Bertrand, Luc Châtel, Jean-François Copé, Nadine Morano, Philippe Lefbevre, pour  ne cîter qu'eux) L'UMP à voulu être à Nicolas Sarkozy ce que le RPR a été à Jacques Chirac. Erreur de taille. Le RPR n'était composé que de néo-gaullistes et de chiraquiens, alors que l'UMP est un conglomérat regroupant le RPR et ses courants plus les libéraux et les centristes (Feu l'UDF). Il a voulu éliminer l'UDF. Grave erreur. On n'élimine pas un courant politique. La non plus, il ne dirige plus l'UMP qui est au bord de l'implosion, les anciens de l'UDF (Jean-Louis Borloo, Hervé Morin) prenant de plus en plus leurs distances. François Bayrou raillé pendant des mois a finalement raison. Il doit y avoir un centre indpendant. Nicolas Sarkozy en l'a jamais compris ayant voulu faire une droite de droite et sans complexe et surtout qui lui soit entièrement dévouée, avec sa cohorte de courtisans. Il a voulu par vanite et par, orgueil avoir un parti à sa botte comme le Parti Russie Unie à la botte de Vladimir Poutine, par exemple.  

 

Sa quatrième erreur, c'est son attitude. A peine élu, il s'est précipité au Fouquets pour fêter sa victoire, a pris quelqus jours de vacances sur un yacht prêté par son ami Vincnet Bolloré. Durant les premiers mois, il est devenu un président blng bling plus préoccupé d'être proche et d'aider les plus riches avec son blouclier fiscal que de s'occuper des plus pauvres. Il a aussi voulu jouer au Prince lorsqu'il a voulu place son fils, l'insignifiant Jean, à la tête de l'EPAD de la Défense avec l'aide .... d"Isabelle Balkany (Toujours dans les bons coups !!!). Il a voulu être le Prince. Mais, il a juste été Louis XV, Le Bien-Aimé puis le Mal-Aimé. Je n'ai jamais vu un Chef d'Etat s'attirer autant de haine, dépassant et de loin Valéry Giscard d'Estaing en 1981 encore que le RPR de l'époque et Jacques Chirac ne sont pas étrangers à sa défaite. Mais, c'est une tout autre histoire.

 

Toute ses erreurs nous montre que Nicolas Sarkozy a voulu se faire aussi gros que le boeuf. Mais, il en a ni la talent, ni le charisme. Toutes ses erreurs vont lui être fatales. Il sera battu en 2012. J'en suis persuadé. Ce qui est devenu au fil des mois une nécessité.

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